Katmandou
Le mont Everest, plus haut sommet du monde, au lever du soleil dans l'Himalaya népalais

Altitude de Katmandou : à quelle hauteur et risques de mal des montagnes

La rédaction Katmandou Mis à jour le 30 juin 2026 8 min de lecture

Beaucoup de voyageurs s'inquiètent de l'altitude avant de partir au Népal. Bonne nouvelle : à Katmandou, perchée à environ 1 400 m, il n'y a aucun risque de mal des montagnes. Le danger commence plus haut, sur les sentiers de trek qui dépassent souvent les 4 000 ou 5 000 m. Voici les altitudes précises à connaître et comment voyager en sécurité.

À quelle altitude se trouve Katmandou ?

Katmandou se situe à environ 1 400 m d'altitude, dans une vallée encerclée de collines. C'est une altitude modérée, comparable à celle d'une station de moyenne montagne dans les Alpes, et elle ne présente aucun risque de mal des montagnes pour le voyageur en bonne santé.

Concrètement, vous pouvez arriver directement de Paris et passer plusieurs jours dans la vallée sans aucune précaution liée à l'altitude. L'air y est un peu moins dense qu'au niveau de la mer, mais le corps s'y adapte sans effort. Les premiers symptômes liés à la hauteur n'apparaissent généralement qu'au-delà de 2 500 à 3 000 m, des altitudes que l'on n'atteint qu'en partant en trek dans l'Himalaya.

Remarque : la vallée de Katmandou monte légèrement sur ses bords. Des sites comme le stupa de Swayambhunath ou certaines collines environnantes se trouvent un peu plus haut que le centre-ville, mais toujours sous la barre des 2 000 m.

L'altitude des grands treks

Si Katmandou reste basse, les treks népalais grimpent vite et atteignent des altitudes où l'air se raréfie nettement. Voici les hauteurs des points clés les plus parcourus :

LieuAltitudeRisque d'altitude
Katmandou1 400 mAucun
Poon Hill3 210 mFaible à modéré
Camp de base de l'Annapurna4 130 mModéré
Camp de base de l'Everest5 364 mÉlevé
Col du Thorong La5 416 mÉlevé

On voit que l'écart est énorme entre la capitale et les sommets des grands itinéraires. Sur le trek du camp de base de l'Everest, on grimpe de près de 4 000 m par rapport à Katmandou, et le corps a besoin de plusieurs jours pour s'habituer. Sur le tour des Annapurnas, le col du Thorong La, à 5 416 m, est l'un des passages en altitude les plus exigeants accessibles à des randonneurs.

C'est précisément à partir de ces hauteurs que la question du mal aigu des montagnes devient centrale.

Le mal aigu des montagnes (MAM) : symptômes

Le mal aigu des montagnes (MAM) est un ensemble de troubles provoqués par le manque d'oxygène en altitude, qui survient quand on monte trop vite sans laisser au corps le temps de s'adapter. Il touche surtout les personnes au-dessus de 3 000 m et peut concerner n'importe qui, quelle que soit la condition physique.

Les symptômes les plus fréquents sont :

  1. Maux de tête, souvent le premier signe.
  2. Nausées ou perte d'appétit.
  3. Fatigue inhabituelle et essoufflement au repos.
  4. Vertiges et troubles du sommeil.

Randonneurs progressant en altitude sur un sentier de l'Everest dans l'Himalaya

Dans sa forme légère, le MAM ressemble à une mauvaise gueule de bois et se calme si l'on arrête de monter. Mais ignoré, il peut évoluer vers des formes graves (œdème pulmonaire ou cérébral), de véritables urgences vitales. La règle est simple : on ne monte jamais plus haut tant que les symptômes persistent.

Prévenir le MAM

La meilleure prévention contre le mal des montagnes est l'acclimatation progressive : monter lentement pour laisser le corps fabriquer les globules rouges nécessaires. C'est le principe de base de tout trek en altitude bien conçu.

Quelques règles concrètes :

  1. Montez doucement : au-delà de 3 000 m, ne dormez pas plus de 300 à 500 m plus haut que la veille.
  2. Prévoyez des jours d'acclimatation : une journée de pause tous les 1 000 m de dénivelé, idéalement en grimpant dans la journée puis en redescendant dormir plus bas.
  3. Hydratez-vous abondamment : 3 à 4 litres d'eau par jour, l'altitude déshydrate vite.
  4. Évitez l'alcool et les somnifères, qui aggravent les symptômes.
  5. Le Diamox (acétazolamide) peut aider à prévenir le MAM. Ce médicament se prend sur prescription : demandez conseil à votre médecin avant le départ.

Remarque : un bon trek est conçu pour monter lentement. Méfiez-vous des itinéraires qui gagnent trop d'altitude en une seule journée, ils multiplient les risques. Avant de partir, vérifiez aussi votre couverture santé : la plupart des assurances voyage adaptées au Népal couvrent l'évacuation en haute altitude, un point essentiel.

Que faire en cas de symptômes

En cas de symptômes de mal des montagnes, la règle d'or est de ne plus monter, et de redescendre dès que les signes s'aggravent. La descente est le remède le plus efficace : perdre quelques centaines de mètres suffit souvent à soulager rapidement.

Voici la conduite à tenir :

  1. Arrêtez de monter dès l'apparition de maux de tête ou de nausées.
  2. Reposez-vous, hydratez-vous et observez l'évolution sur quelques heures.
  3. Si les symptômes persistent ou s'aggravent, redescendez sans attendre vers une altitude inférieure.
  4. En cas de signes graves (confusion, essoufflement au repos, perte d'équilibre), c'est une urgence : descente immédiate et secours.

Un bon guide de trek surveille en permanence l'état de ses clients et n'hésitera jamais à faire redescendre une personne. Écoutez-le, et écoutez votre corps : aucun sommet ne vaut un accident d'altitude.

Questions fréquentes

Quelle est l'altitude de Katmandou ?

Katmandou se trouve à environ 1 400 m d'altitude, dans une vallée. Cette altitude modérée ne présente aucun risque de mal des montagnes pour un voyageur en bonne santé.

Le mal aigu des montagnes (MAM), c'est quoi ?

C'est un ensemble de troubles (maux de tête, nausées, fatigue, vertiges) provoqués par le manque d'oxygène quand on monte trop vite en altitude, surtout au-dessus de 3 000 m.

À partir de quelle altitude y a-t-il un risque ?

Les premiers symptômes apparaissent généralement au-delà de 2 500 à 3 000 m. En dessous, comme à Katmandou (1 400 m), il n'y a pas de risque lié à l'altitude.

Faut-il prendre du Diamox pour un trek au Népal ?

Le Diamox (acétazolamide) peut aider à prévenir le mal des montagnes, mais il se prend sur prescription. Demandez conseil à votre médecin avant le départ : l'acclimatation progressive reste la meilleure prévention.

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